I- Les facteurs de ces changements

1-        La naissance de révoltes

L’exemple de Mai 68 :

Le terme de « Mai 68 » désigne l’ensemble des mouvements de révolte survenus en France durant la période Mai-Juin 1968. Ces évènements constituent une période et une coupure marquante de l’histoire contemporaine française, caractérisées par une vaste révolte spontanée, de nature à la fois culturelle, sociale et politique.

Ce mouvement social est surtout un mouvement étudiant et ouvrier. Il y a une réelle recherche de prise de parole, de discussions, de débats, d’assemblées générales…

 

Mai 68 aura participé à l’obtention de meilleurs salaires et à une quatrième semaine de congés payés. Cela permettra aux familles de passer plus de temps ensemble.

Ce climat de révoltes et de rébellion montre

 

Ce qu’il faut donc retenir de ce mouvement, c’est le coup d’accélérateur qu’il apporte dans le passage du modèle familial autoritaire (avec la plupart du temps un pouvoir patriarcal) au modèle familial plus démocratique où les membres ont plus de droits et où on observe plus d’équité.

 

   La naissance de mouvements féministes :

Grâce à de nombreux mouvements féminins, dès le début des années soixante-dix, les femmes obtiendront plus d’équité par rapport à l’autre sexe, ainsi que plus de droits. Elles seront désormais de plus en plus considérées comme des êtres capables.

Par ailleurs, ces agitations aboutiront par exemple au vote de la loi Veil sur l’IVG (17 Janvier 1975). On considère donc les femmes libre de disposer de leur corps et libre de choisir d’être mère ou non. La loi Neuwirth permet la mise en vente de la pilule contraceptive en 1967, et la rend remboursée par la Sécurité Sociale et accessible aux mineures en 1974.

 

 

Il est important d’insister sur le fait que ces deux évènements montrent que la deuxième moitié du XX° siècle a été le théâtre de nombreuses revendications montrant une certaine envie de renouveau de la part des générations présentes, après une période troublée par deux guerres mondiales.

 

2-  Une législation qui se modifie à l’avantage de la transformation des familles

Nous apprenons que de tels changements dans la mentalité de la population amorcent indéniablement des remaniements dans les lois. En effet, de nombreuses lois concernant les familles ont été votées depuis les cinquante dernières années, et d’autres ont été remises en cause. Parmi ces nouvelles législations, quelques-unes sont essentielles si l’on évoque les grandes mutations de la famille.

Ainsi,  en 1965, une femme mariée peut enfin exercer une activité professionnelle sans autorisation du mari. Mais aussi, ouvrir un compte à son nom (avec ses propres revenus)  et en disposer librement.

Les biens communs sont gérés par le mari mais le consentement de l’épouse est nécessaire s’il souhaite en disposer. Cela signifie que la femme gagne en liberté et qu’elle ne dépend pas obligatoirement de son mari, on lui porte dorénavant un autre rôle que celui d’élever les enfants et de s’occuper du foyer.

 

Cinq ans plus tard, en 1970, le père n’est plus le chef de famille, c’est l’autorité parentale conjointe (c'est-à-dire exercée de la même manière par la mère et par le père) quand les parents sont mariés.

L’instauration du divorce par consentement mutuel, en 1975, déclenchera une augmentation considérable des divorces, de par une procédure simplifiée.

En 1985, l’égalité des époux est établie dans les régimes matrimoniaux (textes qui établissent la façon dont les richesses se partagent entre le mari et la femme et la façon dont ces richesses sont gérées).

En 1993, l’autorité parentale est conjointe en cas de divorce, de séparation et dans certaines conditions de concubinage.

En 2001, un congé de paternité de onze jours est octroyé au père à la naissance de l’enfant. Ceci montre une maturité d’esprit nouvelle, puisque le père peut endosser le rôle d’élever les enfants, que la mère portait jusque là.

En 2002, la loi donne la possibilité aux parents mariés ou aux parents non mariés qui ont tous les deux reconnus leur enfant, de lui donner le nom soit du père, soit de la mère, soit des deux. La notion de garde alternée, en cas de divorce, fait son apparition dans le code civil.

 

Nous voyons que cette révolution familiale découle nécessairement de changements en amont dans la société elle-même. En effet, les lois, qui sont elles mêmes brusquées par les agitations de la population, permettent à celle-ci de transformer ces modes de vie. En ce qui concerne la famille, c’est le divorce (depuis 1975) qui illustre le mieux le fait qu’une loi peut avoir un effet considérable sur les pratiques des concernés.



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